e réveille-matin vient de sonner, c'est le 21 mars, après la longue saison hivernale, le
printemps vient réveiller Calin et Peluchon avec les gazouillis des petits
oiseaus/oiseaux, les bruits des autres animaux/animals ainsi
que celui du ruissellement des rivières. Calin et Peluchon sont deux
oursons jumeaus/jumeaux. Ils
ont hiberné pendant tout l'hiver dans leur caverne, au fond des boix/bois. Au moment du réveil, ils donnent
l'impression d'être paresseus/paresseux, puisqu'ils ont les paupières lourdes
et que leurs yeux ne veulent point s'ouvrir. Le soleil fait fondre les glaçons
sur la caverne et de petites gouttelettes tombent sur le museau de Peluchon. Cet
ourson un peu grognon, refuse de se lever et préfère rester bien au chaud près
de son frère.
Calin, décidé à réveiller son jumeau, lui lance des caillous/cailloux et lui donne de petits coups sur les genous/genoux. Rien à faire, Peluchon ne réagit pas et retourne au pays des rêves. Alors, Calin se dirige vers un des ruisseaus/ruisseaux et prend de l'eau dans une gourde qu'il a fabriquée avec des morceaux/morceaus de vieux/vieus pneux/pneus. Malheureusement, la gourde a des trous/troux et l'eau coule sur les chaussures de Calin. L'ourson aurait préféré utiliser deux sceaus/sceaux! Une fois arrivé à la caverne, le petit ourson cherche un autre moyen de réveiller son frère. Il lui envoie des signaux/signals sonores, il fait des bruits musicals/musicaux comme le font les fanfares dans les festivaux/festivals et dans les carnavals/carnavaux. Puis, Calin fait une dernière tentative pour sortir Peluchon de son profond sommeil. Il se dit: "Aux grands maux/mals les grands remèdes!" Il téléphone à ses amis les pous/poux pour qu'ils viennent lui rendre service. Ces derniers arrivent tellement nombreux/nombreus chez les oursons qu'ils envahissent la caverne. Il y a des poux partout, dans les chandails/chandaux, les chapeaus/chapeaux, les joujous/joujoux, les toutoux/toutous et même sous les feuilles des chous/choux. Alors, les poux se dirigent sous les couvertures de Peluchon, l'ourson paresseux, et ils s'attaquent comme des fous/foux à son pelage. Peluchon se gratte partout et finalement, on doit l'envoyer dans un des hôpitaux/hôpitals de la région. Il a beaucoup de peine et il se sent mieux parce que les médecins amicaux/amicals/amicaus, vêtus de leurs sarraus/sarraux bleux/bleus, prennent bien soin de lui et lui prescrivent des produits médicaus/médicaux/médicals. Calin s'ennuie beaucoup de son frère et se sent coupable parce qu'il comprend que les actes banals/banaus/banaux qu'il a posés quelques jours auparavant ont eu un impact grave sur la santé de son jumeau. Pour se faire pardonner, Calin envoie des jeus/jeux, des gâteaus/gâteaux et des joyaux/joyaus par des envois postaux/postals à son frère.
Puis, Peluchon pardonne à son jumeau, parce qu'il sait bien qu'au fond Calin ne voulait pas aller aussi loin dans ses actes. Il lui fait toutefois comprendre que l'on doit réfléchir aux conséquences de ses actes avant d'agir. Peluchon, de son côté, a pris conscience que la paresse est un vilain défaut et qu'il peut en résulter des conséquences fâcheuses.
